Graham Hill

Publié le par fraik

La disparition de Graham Hill a remis en lumière les mérites de ce champion d'exception, à la fois discret et efficace, dont la retraite avait mis fin à une très longue carrière.

Pilote émérité et méthodique, son palmarès comporte 14 victoires en Grands Prix, dont 5 sur le circuit monégasque, une sur le brickyard d'Indianapolis et une au 24h du Mans. Pilotes complet et consciencieux, il ne fut pas l'homme d'une seule voiture: BRM, Lotus, Ferrari, Brabham, Matra etc., furent les armes de ses succès au plus haut niveau du sport automobile. En 20 ans, il a disputé 176 courses.

 

Par simple curiosité

 

Graham Hill est né le 17 février 1929 à Hampstead, près de Londres. C'est sur deux roues que le jeune Graham fait ses débuts en compétition. C'est dans cette discipline qu'il eu un grave accident le rendant infirme de la jambe gauche.

 

Il vint à la compétiton automobile plus par curiosité que par véritable passion. C'était à Brands Hatch en 1953. A l'époque, quiconque payait une livre pouvait effectuer 4 tours de circuit à bord d'une vieille monoplace. Ces 4 tours suffirent à convaincre Hill qu'il pourrait pleinement s'affirmer dans la compétiton automobile.

Il commença à fréquenter le Steering Wheel Club, un cercle londonien ouvert aux passionnés.

En 1954, Dan Margulies l'engagea comme mécano. Il finit par se rendre compte que Hill était bien meilleur pilote que lui et lui céda son volant. En avril 1954, Graham put disposer d'une Cooper de formule 3 et disputer sa première épreuve; il termina 4ème. Il entra ensuite comme mécanicient dans l'équipe Lotus de Colin Chapman. 

En 1955, au cours d'une séance d'essais, Hill put effectuer quelques tours à bord d'une monoplace. Il réalisa le deuxième meilleur chrono de la journée. Chapman lui donna alors un volant pour l'année suivante, en 1956.  Il obtint de bons résultats, se montrant digne de la confiance que Colin avait placée en lui.

Chapman considérait malgrès tout que Hill lui était plus utile comme mécano que comme pilote. Graham partit donc, pour ne revenir qu'en 1958. Cette année là Colin Chapman lui confia une formule 1 pour les essais en vue du championnat du monde. Hill quitta Lotus fin 1959 pour rejoindre BRM.

Les années BRM

Les saisons 1960 et 1961 ne furent pas exceptionnelles. En 1962, les BRM furent enfin compétitives. Hill inaugura alors la série d'épreuves du championnat par une retentissante victoire au GP de Hollande. Il gagna encore en Allemagne, termina deuxième en Belgique et aux USA, de nouveau premier à Monza et en Afrique du Sud.  A la fin de la saison il décroche son premier titre de champion du monde. 

En 1963, la BRM n'était pas au niveau de la Lotus 25 de Jim Clark. Graham Hill ne décrocha qu'une victoire cette saison là: à Monaco.

1964: Hill gagne à nouveau à Monaco. Il signa beaucoup de bons résultats, ce qui lui permit de se battre pour le titre jusqu'a la fin de la saison. Tout se joua donc durant la dernière manche du championnat, au Mexique. Malheureusement Hill percuta la Ferrari de Bandini et perdu le titre mondial. Cette défaite fut amère pour Hill qui avait marqué plus de points que Surtess (sacré cette année là). Mais à l'époque seul les meilleurs résutats étaient pris en compte.

En 1965 il gagna encore une fois à Monaco, pour la troisième fois d'affillée. A la fin de saison il termina deuxième derrière Jim Clark.

L'année 1966 ne fut pas de tout repos pour Hill qui eu son lot de mal chance. Seul satisfaction, sa victoire aux 500 miles d'Indianapolis obtenue devant Jim Clark. 66 fut aussi la denière saison de Hill au sein de l'équipe BRM. Il rejoignit Lotus l'année suivante aux côtés de Clark.

De retour chez Lotus 

La saison ne fut pas extraordinaire pour Hill. Ce qui fit dire à ses détracteurs qu'il était sur le déclin.

Avec la mort de Clark sur le circuit de Hockenheim, Graham Hill se retrouva seul pour défendre les couleurs de Lotus en 1968. La mort de son équipier le bouleversa. Et pourtant il lutta jusqu'au bout de la saison. Au terme du championnat Hill oiffa sa seconde couronne mondiale. 68 fut aussi l'année de son quatrième succès au pied du rocher. 

En 1969, au terme d'une série d'épreuves assez peu brillantes, hormis une cinquième et ultime victoire à Monaco. Lors du GP des USA, à la suite d'une crevaison, sa voiture se renversa et il eut les deux jambes brisées. 

Après une longue convalescence, Hill était de nouveau derrière un volant d'une Lotus de l'écurie Walker.

Fin de carrière dificille

Son meilleur résultat de l'année 1971 est sa cinquième place obtenue en Autriche au volant de la Brabham.

En 1972 Hill remporta les 24 H du  Mans au volant d'une Matra avec Henri Pescarolo comme équipier. La même année il gagna le GP de la loterie à Monza avec la Brabham formule 2. En F1 ses résultats furent moins brillant. Cette année là il fut élu président du GPDA.

En 73, il courut sur une Shadow-Ford, sans résultats marquants. En 1974, il participe de nouveau aux championnat à bord d'une Lola-Ford. Son meilleur résultat fut une sixième place au GP de Suède. Hill commençeait à se faire larguer par la jeune génération et fin 75, il décida de se retirer de la compétition. 

Il se consacra ensuite à la direction de l'écurie Embassy-Graham Hill fondée en 1973.

Sa retraite fut de courte durée. Le 29 novembre 1975, pilotant son propre avion en revenant d’essais au Paul Ricard, il s’écrasa contre un arbre à l’approche d’Elstree. Hill et Brise moururent dans cet accident, ainsi que le directeur de l’équipe, le concepteur et les deux mécaniciens. D’un seul coup, la fraternité britannique de la course avait perdu son meilleur ambassadeur et son talent le plus prometteur.

Fraikin Benoit

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